Qu’est-ce que la « garantie légale »? La personne qui vend un meuble ou un immeuble est tenue de garantir qu’il est exempt de tous vices de titres et de tous vices cachés, sauf ceux dénoncés avant la vente.

C’est ce qu’on appelle, de façon générale, la « garantie légale », qui comporte deux volets : la garantie du droit de propriété et la garantie de qualité. Ces garanties existent par le seul effet de la loi, c’est-à-dire sans qu’il ne soit nécessaire de les prévoir au contrat.

La garantie du droit de propriété

La garantie du droit de propriété assure à l’acheteur que :

  • le bien est libre de tous droits, autres que ceux déclarés par le vendeur;
  • le vendeur aura libéré le bien de toutes les hypothèques l’affectant, sauf celles assumées par l’acheteur;
  • le bien ne fait pas l’objet d’empiètement de la part du vendeur ou d’un tiers; et
  • le bien ne viole aucune limitation de droit public, sauf celles dénoncées par le vendeur ou celles que l’acheteur aurait dû découvrir.

La garantie de qualité

En vertu de la garantie de qualité, le vendeur garantit à l’acheteur que l’immeuble est exempt de vices, existants au moment de la vente, qui le rendraient impropre à l’usage auquel on le destine ou qui diminueraient à tel point son utilité que l’acheteur ne l’aurait pas acheté, ou n’aurait pas offert le même prix s’il les avait connus. Le vendeur ne garantit toutefois pas le vice connu de l’acheteur ni le vice qu’un acheteur prudent et diligent aurait pu constater.

Il est donc important pour un acheteur de toujours faire inspecter par un expert compétent l’immeuble qu’il se propose d’acquérir. Le fait que le vendeur ignore le vice, ou que le vice ne se manifeste qu’après la vente, ne diminue en rien la garantie. Par contre, si le vendeur connaissait le vice, sa responsabilité serait augmentée pour couvrir, outre la diminution de valeur de l’immeuble, tous les autres dommages subis par l’acheteur.

L’exclusion de la garantie légale de qualité

La garantie légale peut être augmentée, diminuée, limitée dans le temps ou même exclue selon la volonté des parties à la transaction. Sauf pour de rares exceptions, il n’est jamais recommandé d’exclure la garantie du droit de propriété (garantie de titres). Il est plus fréquent, cependant, de voir une exclusion de la garantie de qualité, notamment en matière de vente d’un immeuble par une succession ou à la suite d’une reprise de possession.

Dans certaines circonstances, il peut même être indiqué de recommander à un vendeur de vendre sans garantie de qualité. Ce pourrait être le cas lors de la vente de l’immeuble d’une personne âgée ne voulant pas avoir le souci d’un éventuel recours en vice caché de la part de l’acheteur, recours qui pourrait être exercé contre sa succession.

L’exclusion de la garantie de qualité peut porter sur l’ensemble de l’immeuble ou uniquement sur certaines composantes, telle la piscine ou les électroménagers inclus dans la vente. S’il y a exclusion de la garantie de qualité sur l’ensemble de l’immeuble, la clause suivante devra être inscrite à la Promesse d’achat :

« La présente vente est faite sans garantie légale de qualité, aux risques et périls de l’acheteur. »

Si l’exclusion touche uniquement une ou plusieurs composantes, il faudra ajouter à la fin de la clause les mots « relativement à » et décrire la ou les composantes exclues.

Si l’exclusion de garantie de qualité est exigée dès le départ par le vendeur, une mention à cet effet devra être inscrite tant au contrat de courtage qu’à la fiche de description détaillée. 

Par ailleurs, dans des cas exceptionnels, si le souhait du vendeur est de limiter la garantie de qualité dans le temps, le courtier devra informer les parties à la transaction des enjeux que cela peut représenter. La consultation d’un juriste est fortement recommandée dans une telle situation.

À bientôt !

Alain St-Jean, Daniel Lambert, courtiers immobiliers agréés DA 

Proprio Direct, agence immobilière
Bureau : 514-827-9096

Notre site Internet : AlainetDaniel.com 

Alain et Daniel, votre équipe d'expérience !

 

 

 

Source : OACIQ

Par Alain St-jean